Le peperino est le tuf volcanique de la campagne de Sutri — assez tendre pour être sculpté, assez dur pour se souvenir du ciseau pour toujours. C'est le matériau qui a mené Paul hors des ateliers urbains dans la terre du Latium. Il y a travaillé pendant plus de vingt ans.

Ce qui l'attire, c'est la brutalité avec grain : la pierre refuse d'être lisse, refuse d'être éduquée. Il joue avec ce refus — regroupant des blocs comme de petites architectures, laissant les coupes brutes, parfois les appuyant sur des barres de fer rouillé qui inclinent toute la composition hors axe.

Les œuvres en peperino vont de la fin des années 1990 au milieu des années 2010. Les pièces les plus anciennes sont plus sculpturales, presque figuratives ; les plus tardives s'aplatissent et s'empilent, comme si la pierre cherchait à devenir à la fois mur et colonne.

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« Le peperino refuse d'être éduqué — et ce refus est l'œuvre. »
Extrait des notes d'archive