Maquettes en carton pressé sous vitrines, structures en papier journal — le papier comme architecture.
Le papier traverse comme un fil toute la pratique de Paul. Au début des années 1970, il enveloppe des structures en carton avec du papier journal, produisant des œuvres qui ressemblent à des vestiges tirés d'un bâtiment fraîchement abandonné. Des décennies plus tard, dans les années 2000, il revient au papier — mais désormais pressé dans des maquettes rigides, scellées dans des vitrines en verre et bois comme des vestiges archéologiques.
Les œuvres en vitrine (maquette en boîte) sont parmi les plus architecturales de toutes ses sculptures : elles se lisent comme des études à l'échelle de bâtiments qui n'ont jamais été construits, ou qui ont peut-être été démolis et réduits à une mémoire de carton pressé.
Reliant les premières œuvres en papier journal aux dernières vitrines, il y a une pensée simple : que le papier, le plus fragile des matériaux, est aussi celui qui est le plus disposé à se souvenir.
« Le papier, le plus fragile des matériaux, est aussi le plus disposé à se souvenir. »Extrait des notes d'archive